1er appart

Publié le par Julien

Bonjour à tous,



Désolé d'avoir fait silence radio pendant quelque temps, mais s'installer à l'étranger, même quand c'est l'étranger d'à côté, c'est long, compliqué et coûteux ajouterait mon banquier (on va revenir sur le sujet des banquiers un peu plus loin). Laissez-moi donc vous raconter l'histoire de Julien et Julie perdus au pays des bus rouges et des joggings roses et orange…..
Donc nous avons bien atterri par l'Eurostar à la date et l'heure prévus, un peu chargés (eh oui c encore de ma faute !!!) mais content d'être là. Mon ex-colocataire, à qui je dois d'ailleurs une bière, nous attendait pour nous emmener en tacos chez son ami qui nous louait son studio pour deux semaines. Mon ex-coloc (gay) nous déposa donc devant l'appartement de son ami (gay lui aussi, mais pas son boyfriend pour autant, suivez). Le quartier était moyen mais l'appart, bien, clean et joliment décoré, cuisine moderne (glaçons surprenants lol), salon sympa. Bref, ça commençait bien et comme pied-à-terre provisoire, il faut reconnaître que c'était plus que sympathique (hommage au bon goût de la communauté homosexuelle en matière de déco et d'aménagement intérieur). Un petit mot d'accueil nous disant de "faire comme chez nous" (cette expression surutilisée qui peut se révéler tellement dangereuse) complétait le tableau. Donc après quelques courses dans le quartier, nous passames rapidement à l'attaque. Concrètement, il fallait se trouver un logement pour une longue durée, sachant que je commençais à bosser le 26 Septembre et que Julie commençait ses cours à la même date (ça nous faisait à peu près une semaine et demi). Un minimum d'honnêteté intellectuelle m'oblige à reconnaître qu'on avait vu peut être un peu court au niveau du temps libre pour rechercher un appart' dans le coin. Ne paniquant pas face à la situation (aidés par le fait que le climat était très agréable, on s'imaginait déjà coucher dehors), la recherche commença. La banlieue britannique de type cracra nous tendait les bras, ses trottoirs gris, ses petites échoppes monopolisés par les pakis, les supermarchés et grandes surfaces de banlieue, ces bus qui partent dans toutes les directions et ce petit côté "t'as pas peur mais tu dis que tu devrais". Elephant & Castle (ainsi nommé à cause du faible niveau des Anglais en langue ibère, Infante de Castille étant le nom original, la pauvre s'est retrouvé transformée en Elephant & Chateau avec le temps...) nous servait de porte d'entrée vers les joies des visites de studio dans la ville la plus chère d'Europe. C'est là que le spectacle commence.

Publié dans jujuinlondon

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