L’Italie , c’était bien, c’était beau. Je ne vais pas décrire le séjour en détails parce que 1) Lylie l’a déjà fait 2) C’est le week-end et je suis un fainéant. Donc impressions générales :
A) Naples : On y a juste passé une soirée et on ne peut pas dire que je suis tombé amoureux de la ville. Naples est ce qui arrive quand plus personne n’en a rien à foutre. Les bâtiments sont moches et délabrés, les gens ont l’air d’être coincés dans une adolescence permanente. Mais bon, je ne regrette quand même pas d’y être passé, ça nous a permis de voir une ville italienne vivante et de « vrais Italiens » paraît-il. Dans ces cas, les stéréotypes sont bien des échos de la vérité : Italiens grandes gueules, klaxonnant, beuglantpour rien, et pour lesquels un feu rouge et un passage piéton sont des objets purements décoratifs. Une pensée pou notre chauffeur de taxi sous amphétamines...
B) Sorrento, Pompéi, Capri, la côte amalfitaine : c’est là que nous avons passé la plus grosse partie du séjour. Sorrento où nous logions est une petite ville balnéaire très touristique et absolument charmante. Le fait d’y passer en Septembre a permis d’éviter une trop grosse densité de population. J’ai tout simplement été charmé par l’endroit, les falaises rocheuses donnant sur la mer, les grands hôtels et les villas perchés sur lesdites falaises, la baie de Naples et le Vésuve en guise d’horizon, la mentalité italienne, qui s’accomode beaucoup mieux d’une densité de population peu élevée, les petites rues du centre-ville etc. Beaucoup de touristes anglais et américains. La Côte amalfitaine et ses villages tous plus beaux les uns que les autres, Capri, c’était juste beau, relaxant, la dolce vita. Pompéi et la magie d’une ville morte il y a 2000 ans (un poil chargé en touristes). Je comprends les Américains aient été complétement fous de la région dans un passé plus ou moins récent, avant le tourisme de masse. Et l’Italie sied très bien à ma lylie dont les petites robes à fleur me laissent d’aussi beaux souvenirs que certains couchers de soleil et la douceur de Capri. Le dîner sur une terrasse donnant sur la baie de Naples la nuit, ponctué par le passage d’un très beau bateau de croisière illuminé restera un grand souvenir, pas parce que la scène en elle-même était incroyable mais parce que tout semblait converger pour nous faire passer une soirée absolument parfaite.
C) Rome : Julie vous le dirait, Rome et les Romains, elle m'en a un peu entendu parler. En tant qu’amateur d’Histoire tout court et d’Histoire Romaine, en particulier, Rome n’est pas une ville mais un fantasme d’éternité (Rien que ça…). Alors forcément les Forums, la colonne de Trajan, le Colisée, le Panthéon… c’était à la fois un rêve et une petite déception toujours, provoquée par le fait de voir des ruines et d’être obligé de juste imaginer la splendeur passé là où vous voudriez simplement « y être ». Mais le Colisée la nuit reste un moment magique. Et le bâtiment dédié à Victor-Emmanuel II a le double avantage d’être très beau et de donner une idée de ce que pouvait être les grands bâtiments antiques « à l’état neuf » il y a deux mille ans. De même, je ne comprends pas que les Italiens ne fassent pas plus pour valoriser leur passé : l’emplacement où le corps de Jules César aurait été immolé est l’équivalent d’une cabannette, un petit tas de terre avec quelques gerbes de fleur privés posées dessus au milieu du forum. Juste un panneau en italien, aucune valorisation du lieu, même pas de classique panneau d’explication multilingue… Pour un homme qui a si gravement marqué la psyché de l’Occident depuis 2000 ans, je pense qu’ils auraient pu se fouler un tout petit peu plus…La partie Rome auara été assez fatiguante, comme toute visite de grande ville, mais l’après-midi passé dans le parc de la Villa Borghese et les fou-rires au volant de l’inimitable voiturette à pédales et moteur électrique nous auront bien permis de récupérer et tout ça restera aussi un super souvenir.
Conclusion :
J’aimerais que nous retournions un jour à Capri et sur la côte Amalfitaine. Ou bien à l’hôtel 5 étoiles de Sorrento paraît-il construit sur l’emplacement d’une villa d’Auguste, généralement les Empereurs ne se privent pas. Pour deux semaines, pour la vie douce. Un jour, un jour…


