Waterloo and Austerlitz

Je ne sais pas si c’est symptomatique de l’état d’esprit général dans les deux pays et peut-être que le raccourci est un peu facile mais la comparaison des célébrations de Waterloo et d’Austerlitz est assez étonnante. Pour les deux pays, il s’agissait de fêter le bicentenaire de la grande victoire par excellence, celle qui donne son nom aux rues et aux places. Or si Trafalgar a été fêtée à grands renforts de manifestations publiques et officielles, d’articles dans la presse et d’enthousiasme collectif, d’après ce que j’ai lu dans la presse française, Austerlitz a été joyeusement expédié sur le mode de « bon, allez, on coupe le bandeau et on retourne se coucher ». Pas de Président, pas de 1er Ministre. Une Nième controverse sur le mode Napoléon=Hitler. Surtout ne rien faire qui pourrait un peu titiller la fierté nationale, on n’en a absolument pas besoin en ce moment. Osons une analyse : s’agirait pas de redonner au bon peuple un peu de courage et de souvenirs de leaders passés, il pourrait s’apercevoir de la nullité des dirigeants du présent.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3230,36-716794@51-633431,0.html
Ou plus simplement, l’autoflagellation, nouveau sport national ?
http://www.lefigaro.fr/politique/20051202.FIG0168.html?230925
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