Lundi 6 novembre 2006
L'Evêque Michael Nazir-Ali s'est récemment attaqué au double langage et aux double-standards d'une partie des musulmans. J'ai relévé cet article 1) parce que je suis d'accord avec lui 2) parce que je ne crois pas qu'à part en Grande-Bretagne on trouve énormément d'hommes d'Eglise ayant son parcours et ayant atteint son niveau de responsabilités, j'ai trouvé cela assez représentatif de la société britannique.

Pour faire portrait très rapide, l'homme est né au Pakistan d'un père qui s'est converti au Christianisme alors qu'il était musulman.

Le principal reproche qu'il fait aux Musulmans : ils se mettent toujours en position de victime même lorsqu'une intervention se fait contre de musulmans oppresseurs comme le régime Taliban en Afghanistan. Dans ces conditions, il est strictement impossible de débattre avec eux puisqu'ils demandent systématiquement à leurs interlocuteurs de remettre en cause leurs valeurs aux profits des leurs sans jamais questionner ne serait-ce qu'une seconde leurs propres valeurs. Dans ces conditions, peu importe les concessions que les occidentaux peuvent être amenés à faire, elles seront toujours insuffisantes, puisque le présupposé est qu'ils sont systématiquement des agresseurs/oppresseurs et les musulmans systématiquement des victimes innocentes.

Je trouve le point de vue intéressant parce qu'il est aussi représentatif d'un changement d'hatitude en Grande-Bretagne et en Europe en général. La Grande-Bretagne a un long passé de tolérance voire de laxisme complet par rapport aux minorités religieuses qui a facilité l'implantation de cellules extrémistes et la diffusion de leurs idées y compris au sein de populations originellement plus modérées. Après les critiques de Jack Straw suivi par Tony Blair et un ensemble de personnalités anglaises contre le voile
couvrant l'intégralité du visage (pas par respect de la laïcité, concept inconnu ici, mais parce que ce type de voile est dénoncé comme le signe d'une volonté de se séparer et de s'exclure de la société anglaise et des non-musulmas), il y a un retour de feu contre ces extrémistes et ceux qui les soutiennent par leur silence.

Ce qui est fascinant, c'est que cette réaction se fait d'assez belle manière (avec des limites) sur le plan des idées. Mis à part de la part des courants politiques habitués aux excès verbaux, pas d'attaque en règle sur les Musulmans/étrangers non-assimilables mais un questionnement de ces individus et de leurs certitudes idéologiques et une remise en cause de leurs postures de victimes qu'on a trop longtemps habituées à ne jamais questionner au nom d'un relativisme culturel mou.
Et la société anglaise de retourner la sacro-sainte lettre T contre ceux qui en ont abusé en disant : "Nous nous montrons très tolérants sur vos valeurs, si vous n'y adhérez pas entièrement, soit, mais à vous de vous montrer tolérants des nôtres". A cela, deux réponses possibles. Soit les concessions sont effectivement mutuelles, et la concorde peut exister. Soit le bras de fer s'amplifie et l'avenir sera sombre.


“Their complaint often boils down to the position that it is always right to intervene when Muslims are victims, as in Bosnia or Kosovo, and always wrong when the Muslims are the oppressors or terrorists, as with the Taliban or in Iraq,” said Nazir-Ali.

un des articles est ici
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Samedi 4 novembre 2006
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Samedi 4 novembre 2006
Je vais passer pour un affreux snob xénophobe mais j'ai des problèmes avec les vendeurs/ses et serveurs/ses venus des pays de l'Est ces derniers temps. Outre leur envie travailler et de s'enrichir nos chers co-Européens ont aussi malheureusement amené dans leurs bagages un inimitable sens du service. Vous les croiserez au restau du coin, au café, un peu partout. Ils/elles sont assez faciles à identifier. Contrairement à l'employé qui se fait simplement chier dans son boulot mais n'a a priori pas l'air de vous en vouloir personnellement, l'employé(e) de l'Est fait la gueule parce que c'est un art de vivre. Ca me rappelle ma brève visite à St Petersbourg il y a longtemps. Autant les Russes peuvent être sympas dans un contexte privé, autant une fois en public, c'est "Je tire la tronche" et chacun pour soi. Bonjour, Merci, Au revoir, même pas la peine d'y penser. Donc, si vous êtes au restau et que le serveur vous balance l'assiette sans un regard, si la serveuse du Starbucks a l'air de vous détester et de haïr sa vie profondément, si la vendeuse vous ignore complétement lorsque vous passez à la caisse, ne vous en faites pas, ça n'est pas personnel. Leur arracher un sourire relève de l'exploit même si vous vous montrez le plus sympathique du monde donc autant oublier. Je suppose que tout ça a à voir avec un héritage post-communiste fait de vies en appartements communautaires où il valait mieux ignorer les autres pour réussir à les supporter.

C'était tout pour le post "De nos jours, c'est dur de trouver des gens de maison de qualité ma bonne dame".
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Dimanche 15 octobre 2006
Le Vesuve vu de Sorrento...



Vue de la côte depuis Sorrento après une pluie violente de courte durée.


Un des hôtels luxe de Sorrento avec vue directe sur la baie de Naples et le petit port de Sorrento, l'hôtel a paraît-il été construit sur le site d'une ancienne villa impériale.





bibi dans l'amphithéâtre de Pompéi


Capri (le premier qui dit "c'est fini" a perdu)...



Moi et une grosse dame sur la côte de Capri, photo modifiée par Lylie. ;)


Lylie à Rome...


Julie devant le Castel del angelo, forteresse papale



Pas besoin de faire les présentations...



Arc de Constantin.


Forum impérial, la nuit


Piazza di Spagna, les marches.



Le parc de la villa Borghese, Lylie dans notre moyen de déplacement pour l'après-midi
Par Julien - Publié dans : jujuinlondon
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Samedi 30 septembre 2006

L’Italie , c’était bien, c’était beau. Je ne vais pas décrire le séjour en détails parce que 1) Lylie l’a déjà fait 2) C’est le week-end et je suis un fainéant. Donc impressions générales :

 

A)    Naples : On y a juste passé une soirée et on ne peut pas dire que je suis tombé amoureux de la ville. Naples est ce qui arrive quand plus personne n’en a rien à foutre. Les bâtiments sont moches et délabrés, les gens ont l’air d’être coincés dans une adolescence permanente. Mais bon, je ne regrette quand même pas d’y être passé, ça nous a permis de voir une ville italienne vivante et de « vrais Italiens » paraît-il. Dans ces cas, les stéréotypes sont bien des échos de la vérité : Italiens grandes gueules, klaxonnant, beuglantpour rien, et pour lesquels un feu rouge et un passage piéton sont des objets purements décoratifs.  Une pensée pou notre chauffeur de taxi sous amphétamines...

 

B)     Sorrento, Pompéi, Capri, la côte amalfitaine : c’est là que nous avons passé la plus grosse partie du séjour. Sorrento où nous logions est une petite ville balnéaire très touristique et absolument charmante. Le fait d’y passer en Septembre a permis d’éviter une trop grosse densité de population. J’ai tout simplement été charmé par l’endroit, les falaises rocheuses donnant sur la mer, les grands hôtels et les villas perchés sur lesdites falaises, la baie de Naples et le Vésuve en guise d’horizon, la mentalité italienne, qui s’accomode beaucoup mieux d’une densité de population peu élevée, les petites rues du centre-ville etc. Beaucoup de touristes anglais et américains. La Côte amalfitaine et ses villages tous plus beaux les uns que les autres, Capri, c’était juste beau, relaxant, la dolce vita. Pompéi et la magie d’une ville morte il y a 2000 ans (un poil chargé en touristes). Je comprends les Américains aient été complétement fous de la région dans un passé plus ou moins récent, avant le tourisme de masse. Et l’Italie sied très bien à ma lylie dont les petites robes à fleur me laissent d’aussi beaux souvenirs que certains couchers de soleil et la douceur de Capri. Le dîner sur une terrasse donnant sur la baie de Naples la nuit, ponctué par le passage d’un très beau bateau de croisière illuminé restera un grand souvenir, pas parce que la scène en elle-même était incroyable mais parce que tout semblait converger pour nous faire passer une soirée absolument parfaite.

 

C)    Rome : Julie vous le dirait, Rome et les Romains, elle m'en a un peu entendu parler. En tant qu’amateur d’Histoire tout court et d’Histoire Romaine, en particulier, Rome n’est pas une ville mais un fantasme d’éternité (Rien que ça…). Alors forcément les Forums, la colonne de Trajan, le Colisée, le Panthéon… c’était à la fois un rêve et une petite déception toujours, provoquée par le fait de voir des ruines et d’être obligé de juste imaginer la splendeur passé là où vous voudriez simplement « y être ». Mais le Colisée la nuit reste un moment magique. Et le bâtiment dédié à Victor-Emmanuel II a le double avantage d’être très beau et de donner une idée de ce que pouvait être les grands bâtiments antiques « à l’état neuf » il y a deux mille ans. De même, je ne comprends pas que les Italiens ne fassent pas plus pour valoriser leur passé : l’emplacement où le corps de Jules César aurait été immolé est l’équivalent d’une cabannette, un petit tas de terre avec quelques gerbes de fleur privés posées dessus au milieu du forum. Juste un panneau en italien, aucune valorisation du lieu, même pas de classique panneau d’explication multilingue… Pour un homme qui a si gravement marqué la psyché de l’Occident depuis 2000 ans, je pense qu’ils auraient pu se fouler un tout petit peu plus…La partie Rome auara été assez fatiguante, comme toute visite de grande ville, mais l’après-midi passé dans le parc de la Villa Borghese et les fou-rires au volant de l’inimitable voiturette à pédales et moteur électrique nous auront bien permis de récupérer et tout ça restera aussi un super souvenir.

 

Conclusion :

 

J’aimerais que nous retournions un jour à Capri et sur la côte Amalfitaine. Ou bien à l’hôtel 5 étoiles de Sorrento paraît-il construit sur l’emplacement d’une villa d’Auguste, généralement les Empereurs ne se privent pas.  Pour deux semaines, pour la vie douce. Un jour, un jour…

Par Julien - Publié dans : jujuinlondon
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